La Nuit
des Eglises

1.Le Couronnement d’Epines

La Couronne d’épines : instrument de supplice et de dérision (suite)

TITIEN, Munich, 1570

« Considère que Jésus, écrivait Léon Bloy, souffrait dans son cœur avec toute la science d’un Dieu, et que dans son cœur, il y avait tous les cœurs humains avec toutes leurs douleurs, depuis Adam jusqu’à la consommation des siècles »

Titien réalise 30 ans plus tard, vers la fin de sa vie, cette 2° version du Couronnement d’épines. La force, l’action physique si prégnantes sur le 1° tableau sont comme miraculeusement suspendues. Le peintre nous montre un Christ, presque immatériel, les yeux fermés, dans une lumière incandescente, pris dans un mouvement sans fin qui transcendeEn Jésus se rassemble toute la misère de ceux qui sont frappés et anéantis par la force des armes. Le Christ est déchiré par toutes les épines de nos combats fratricides. La réalité du mal et de la mort qui défigurent le monde s’inscrit sur son visage.

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