
« Dans la croix, l’obscurité et l’illogisme du péché se heurtent à la sainteté de Dieu, dans sa splendeur éblouissante, aveuglante pour nos yeux » écrit Benoît XVI. Pilate avait fait apposer au-dessus de la croix : l’inscription suivante : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs » (Jean 19, 19). Maintenant le titre de roi apparaît aux yeux de tous. Dans les trois grandes langues de l’époque : hébreu, grec et latin, Jésus est publiquement proclamé roi. La croix est le trône de Jésus, d’où il attire le monde à lui.

De ce lieu du don de soi extrême, de ce lieu d’un amour véritablement divin, il domine comme le roi véritable. « Ici seulement, dans la dérision et la ruine, ce titre d’honneur lui convient pleinement » écrit Hans Urs Von Balthasar. « Son essence royale, latente depuis toujours, se manifeste pleinement dans la Passion »