elle est vraiment là : je crois à cette Vie d’un Autre en moi, je crois au risque infini de Dieu, je crois à la tragédie éternelle de l’Amour crucifié, je crois à la fragilité de Dieu parce que, s’il n’y a rien de plus fort que l’amour, il n’y a rien de plus fragile. >1955
La Passion de Jésus, concerne bien plus l’avenir que le passé.
La Passion de Jésus a un sens illimité et infini, un sens cosmique, mais elle n’est pas seulement rétrospective, elle ne regarde pas seulement en arrière, elle regarde bien plus en avant de nous.
Il ne s’agit donc pas pour nous, en vivant la Passion du Christ, de nous plonger simplement dans notre passé et dans celui de l’Univers.
Il s’agit de prendre conscience de notre passé et de l’accomplir, il s’agit de commencer à être, il s’agit d’accepter d’être un commencement, une source et une origine. En entrant dans ce secret de la Rédemption, qui nous
Pourquoi Dieu donne-t-il sa Vie pour l’homme ? S’il ne veut le reconquérir qu’à ce prix, c’est que pour Lui l’Homme égale Dieu Lui-même. Réalisons-nous que Dieu s’est engagé jusqu’à la mort pour ne pas nous contraindre, pour nous faire découvrir notre liberté et l’accomplir, pour être en nous le ferment de notre libération ? >1972
Maurice ZUNDEL (1897-1975),
écrivain, théologien, prédicateur itinérant,
à la demande du père Fernand CHAMPEL,
les retraites de première communion,
à l’aumonerie du Lycée Claude Fauriel 1950-1957
à la demande de Paul VI,
les exercices spirituels du Vatican 1972